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Nouveau départ, nouvelle vie : 65 ans plus tard, le début de vos ennuis...
 
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 Poeme

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Ellen Fox



Féminin
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Phrase Perso : *¤* La nuit est pleine de couleurs qu'on ne voit pas. *¤*
Date d'inscription : 28/12/2007

MessageSujet: Poeme   Dim 24 Fév - 22:42

donc voila en cour de Francais nous parlon de poeme et notre prof nous a lu quelque poeme et je voulai en faire part donc voila!
attention interdit au moins de 12 ans (c'est pas pour rire lol)

Premier amour de Boris Vian

Quand un homme aime une femme
D'abord, il la prend sur ses genoux
Il a soin de relever la robe
Pour ne pas abîmer son pantalon
Car une étoffe sur une étoffe,
Ça use l'étoffe.
Ensuite, il vérifie avec sa langue
Si on lui a bien enlevé les amygdales
Sinon, en effet ce serait contagieux.
Et puis, comme il faut occuper ses mains,
Il cherche, aussi loin qu'il peut chercher
Il a vite fait de constater
La présence effective et réelle de la queue
D'une souris blanche tachée de sang
Et il tire, tendrement, sur la petite ficelle
Pour avaler le tampax.

: D j'avai prévenu lol

Bzzz (la mouche) de Boris Vian toujours lol

Dieu sut haïr assez pour concevoir les mouches,
Afreuses, veloutées, leur corps inquiétant
Gonflé de pus jaunâtre, et dans leur vol flottant
Traîtant on ne sait quoi de funèbre et de louche.

Contrepettant satan qui pourrit ce qu'il touche
Vous, mouche, vous touchez ce qui pourrit, goûtant
Toutes en foule à l'oeil rosâtre et suintant
De bêtes aveuglées par vos avides bouches

Et votre aile stridente aux nervures de fer
Lève en mon cauchemar un nébuleux enfer
De corps velus, jaillis de l'ombre où l'on martelle

Les clous du long cerceuil où j'étendrai mon corps
Et que l'on brûlera dans la flamme immortelle
Pour me sauver de vous, lorsque je serai mort...

La grasse matinée de Jacques Prevert

Il est terrible
Le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
Elle est terrible aussi dans la tête de l'homme
La tête de l'homme qui a faim
Quand il se regarde à six heures du matin
Dans la glace du grand magasin
Une tête couleur de poussière
Ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
Dans la vitrine de chez Potin
Il s'en fout de sa tête l'homme
Il n'y pense pas
Il songe
Il imagine une autre tête
Une tête de veau par exemple
Avec une sauce de vinaigre
Ou une tête de n'importe quoi qui se mange
Et il remue doucement la mâchoire
Doucement
Et il grince des dents doucement
Car le monde se paye sa tête
Et il ne peut rien contre ce monde
Et il compte sur ses doigts un deux trois
Un deux trois
Cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
Et il a beau se répéter depuis trois jours
Ca ne peut pas durer
Ca dure
Trois jours
Trois nuits
Sans manger
Et derrière ces vitres
Ces pâtés ces bouteilles ces conserves
Poissons morts protégés par les boîtes
Boîtes protégées par les vitres
Vitres protégées par les flics
Flics protégés par la crainte
Que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
Café-crême et croissants chauds
L'homme titube
Et dans l'intérieur de sa tête
Un brouillard de mots
Un brouillard de mots
Sardines à manger
Oeuf dur café-crème
Café arrosé rhum
Café-crème
Café-crème
Café-crime arrosé sang !...
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
L'assassin le vagabond lui a volé
Deux francs
Soit un café arrosé
Zéro franc soixante-dix
Deux tartines beurrées
Et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

Le mouton à grosses fesses de Roubaud Jacques

(Le lever)
Le soleil sort de la nuit noire
Le Mouton sort de sa baignoire
Il mange un yaourth à la poire.
Avant de partir à la foire
Il met ses roses bermudas,
Choix discutable je le confesse
Pour un Mouton à Grosses Fesses.

(le mouton au bureau)
Le soleil fait de gros efforts
Le Mouton sue par toutes ses pores
Mais il a beau baisser le store
La chaleur monte et monte encore
Car nous sommes en Ouganda
Pays un peu loin de la Perse
Patrie du Mouton à Grosses Fesses.

(le mouton au bureau, suite)
Le soleil dépasse les bornes
Le Mouton sue jusqu'à ses cornes
Il décroche son téléphone
Encore un appel du cap Horn
La sueur trempe son agenda
Cela fera fondre ma graisse
Pense le Mouton à Grosses Fesses.

(la sieste)
Le soleil penche sur les cimes
Le Mouton pense à son régime
Une biscotte? du gouda?
Hélas! il va dans la cuisine
Où le chocolat le fascine
Ensuite sous la véranda
Il sombre en une lourde sieste
Malheureux Mouton à Grosses Fesses!

(le soir)
Le soleil rentre dans sa boîte
Le Mouton va danser en boîte
Il prend la biche entre ses pattes
La regarde de ses yeux moites
Et dit "aimez-vous Dalida?"
Choix surprenant je le confesse
Chez un Mouton à Grosses Fesses.

(le retour)
Le soleil dort dans la nuit noire
Le Mouton est au désespoir
La biche l'a chassé sans gloire
Elle a dit "non, mais quelle poire!"
En partant avec le panda
Il est très dur je le confesse
D'être un Mouton à Grosses Fesses.

voila : D
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